MaPrimeAdapt' est le socle : elle finance jusqu'à 70 % de vos travaux d'adaptation. D'autres aides complètent selon votre autonomie (APA, PCH) et votre statut (caisses de retraite, Action Logement). Le bon réflexe : cumuler les aides dans le bon ordre pour réduire le reste à charge. La TVA réduite et le microcrédit allègent encore la facture.
Entre MaPrimeAdapt', l'APA, la PCH, les caisses de retraite et les aides locales, une dizaine de dispositifs peuvent financer l'adaptation de votre logement, et la plupart se cumulent. Bien combinés, ils couvrent souvent l'essentiel de la facture. Encore faut-il savoir lesquels vous concernent et dans quel ordre les solliciter : tout part de MaPrimeAdapt', les autres se calculent ensuite.
MaPrimeAdapt', le socle à connaître en premier
C'est l'aide centrale, celle par laquelle tout commence depuis 2024. MaPrimeAdapt' finance 50 % ou 70 % de vos travaux d'adaptation, dans la limite de 22 000 € HT, selon vos ressources. Elle s'adresse aux personnes de 70 ans et plus sans condition d'autonomie, aux 60-69 ans en perte d'autonomie, et aux personnes handicapées.
Avant de regarder les autres dispositifs, vérifiez votre éligibilité à celui-ci : la plupart des autres aides se calculent en complément. Notre guide MaPrimeAdapt' 2026 détaille les conditions, le montant et la démarche.
Les aides selon votre niveau d'autonomie
Au-delà de MaPrimeAdapt', deux allocations financent l'adaptation et l'aide à domicile selon votre degré d'autonomie. Elles ne se cumulent pas entre elles, et le bon choix dépend de votre âge et de votre situation.
L'APA, pour la perte d'autonomie liée à l'âge
L'allocation personnalisée d'autonomie s'adresse aux personnes de 60 ans et plus classées en GIR 1 à 4. Versée par le conseil départemental, elle finance surtout l'aide à domicile, et peut couvrir de petits équipements d'adaptation. Voir notre guide l'APA en 2026.
La PCH, pour le handicap
La prestation de compensation du handicap concerne les personnes handicapées, en principe avant 60 ans. Elle finance l'aide humaine, l'aménagement du logement et le matériel. Voir notre guide la PCH en 2026.
Les aides selon votre statut professionnel passé
Votre parcours professionnel ouvre droit à des aides spécifiques, qui viennent compléter MaPrimeAdapt'. Elles dépendent de la caisse dont vous releviez.
Les caisses de retraite
Selon votre régime, votre caisse peut proposer une aide. L'AGIRC-ARRCO, pour les retraités du privé, finance l'adaptation du logement en complément de MaPrimeAdapt'. Le plan OSCAR du régime général aide les retraités autonomes (GIR 5-6) pour l'aide à domicile. Attention, l'ancienne aide travaux directe de la CARSAT n'existe plus. Voir notre guide les aides des caisses de retraite.
Action Logement
Si vous avez été salarié du privé, Action Logement propose des prêts à taux réduit pour financer le reste à charge, dont un prêt adaptation à taux souvent nul. La subvention adaptation, en revanche, est suspendue. Voir notre guide les aides Action Logement.
Réduire la facture : TVA réduite et financement
Une fois les subventions identifiées, deux leviers allègent encore le coût de vos travaux.
La TVA à taux réduit
Les travaux d'adaptation bénéficient d'une TVA réduite : 5,5 % sur les équipements spéciaux comme le monte-escalier, 10 % sur l'aménagement. C'est une économie directe sur la facture. Voir notre guide la TVA réduite sur les travaux.
Le microcrédit pour le reste à charge
S'il reste une somme à financer et que le crédit bancaire classique vous est fermé, le microcrédit social peut prendre le relais, jusqu'à 8 000 € à taux réduit. Voir notre guide le microcrédit social.
Les aides locales, à ne pas oublier
Votre commune, votre intercommunalité ou votre département peuvent proposer leurs propres aides, souvent en complément de MaPrimeAdapt'. Elles varient fortement d'un territoire à l'autre, mais valent toujours la peine d'être recherchées. Notre guide les aides locales vous explique comment trouver les vôtres en quelques appels.
Le bon réflexe : cumuler les aides dans le bon ordre
La plupart de ces aides se cumulent, et c'est tout l'intérêt : bien combinées, elles peuvent couvrir l'essentiel de vos travaux. Mais l'ordre compte.
Déposez d'abord votre dossier MaPrimeAdapt', qui sert de socle. Sollicitez ensuite votre caisse de retraite et les aides locales, qui viennent en complément. Comptez sur la TVA réduite appliquée directement par l'entreprise, et ne recourez au financement que pour le reste à charge final. En suivant cette logique, un projet de plusieurs milliers d'euros peut ne plus laisser qu'une part modeste à payer.
En cas de refus d'une aide
Un refus n'est pas toujours définitif. Si l'ANAH rejette votre demande MaPrimeAdapt', vous disposez de deux mois pour la contester, et beaucoup de refus se corrigent, surtout en cas de pièce manquante. Voir notre guide contester un refus de MaPrimeAdapt'.
Questions fréquentes
Quelles aides pour installer un monte-escalier ?
MaPrimeAdapt' finance jusqu'à 70 % d'un monte-escalier, avec une TVA réduite à 5,5 % sur l'équipement. Les caisses de retraite, les aides locales et, pour le handicap, la PCH peuvent compléter. Le microcrédit social finance le reste à charge si besoin.
Peut-on cumuler les aides à l'adaptation du logement ?
Oui, la plupart se cumulent. MaPrimeAdapt' se combine avec les aides des caisses de retraite, Action Logement, les aides locales et la TVA réduite. L'APA et la PCH, en revanche, ne se cumulent pas entre elles. Le bon ordre est de déposer MaPrimeAdapt' en premier.
Quelle aide sans condition d'âge ?
La PCH n'a pas de condition d'âge pour le handicap, et l'aide AGIRC-ARRCO non plus. MaPrimeAdapt' s'adresse aux 60 ans et plus, ou aux personnes handicapées sans condition d'âge. La TVA réduite s'applique selon les travaux, quel que soit l'âge.
Par quelle aide commencer ?
Par MaPrimeAdapt', qui est le socle du financement et dont dépendent souvent les autres aides. Une fois votre dossier déposé, vous sollicitez votre caisse de retraite et les aides locales en complément, puis le financement pour le reste à charge.
Les aides à l'adaptation sont-elles imposables ?
Non, les subventions comme MaPrimeAdapt', l'APA et la PCH ne sont pas imposables. Le dédommagement de l'aidant familial via la PCH est également exonéré d'impôt depuis 2020.
Page mise à jour le 2 juin 2026.